• Le 28 Juin, votons l’audace en commun !

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Le jour déclinait. Le soir s’installait, lentement. Les premiers résultats tombaient. Ils ne changeraient plus, ou si peu ! Ils annonçaient que je n’étais pas élu Maire de Montpellier. 

Singulièrement, je n’ai pas ressenti ce dénouement comme un échec. Je n’étais et ne suis pas amer, absolument pas. C’est certes une déception, mais s’il fallait qualifier mon sentiment à cet instant, je parlerais de fierté plutôt que de déconvenue.

En ne m’appuyant que sur mon nom et sur une équipe de bénévoles que je tiens à remercier chaleureusement, ici, pour les efforts auxquels ils et elles ont consentis – grâce donc à leur concours mais sans l’appui d’un parti ni le soutien d’un mouvement, j’ai accédé au second tour d’une élection municipale ayant 14 listes (record national), celle de Montpellier, septième ville de France, en précédant le candidat du parti présidentiel, ainsi que ceux du RN, du LR, de EELV, divers autres candidats écologistes… Au second tour, seulement quelques milliers de voix nous séparent du candidat socialiste, qui est issu d’un parti installé dans la vie locale et dans les murs de la mairie depuis près de cinq décennies.

Je doute que beaucoup l’aient prédit.

J’ai écrit, à la veille de la campagne, pour dire qui j’étais : Bédouin des confins du désert accueilli par Montpellier pour y faire des études et qui ne devait plus la quitter, ce que j’avais fait dans ma vie professionnelle avec le groupe Altrad, pour Montpellier avec le MHR (Montpellier Hérault Rugby). J’ai écrit aussi pour expliquer mon engagement, que citoyen comme un autre, intéressé à la vie de Montpellier, je désirais servir, aider, en un mot rendre à cette ville ce qu’elle m’avait donné. Rien n’a changé.

Quand la campagne a été lancée, j’ai pris le temps sur ma famille, mes amis, mon travail, pour m’y consacrer. Pendant des mois j’ai sillonné notre ville, ses rues, ses quartiers. Des mois durant je suis allé à la rencontre de ses habitants. Ce que j’ai vu m’a convaincu, s’il le fallait, de la nécessité de faire bouger les choses. La misère, l’exclusion, la saleté, l’insécurité, le chômage, l’incivilité, la pauvreté, la précarité etc., bref les dégâts de de la gouvernance en place signaient clairement la faillite d’un système à bout de souffle.

Il fallait changer, renouveler les perspectives, j’en étais persuadé. C’est alors qu’est arrivée la crise sanitaire que vous connaissez, avec ses drames, ses difficultés, mais aussi ses élans de générosité. Cette crise nous a rappelé, sans discussion aucune, l’importance de la solidarité, tout le poids de la coopération dans la mise en œuvre du bien commun. Je ne sais si cette leçon prévaudra dans les années à venir. Elle me semble décisive et je serais profondément attristé si nos gouvernants, municipaux et autres, venaient à l’oublier.

Je souhaite au vainqueur, de réussir un mandat qui débute en des circonstances particulièrement ingrates. Je le lui souhaite très sincèrement, parce que sa réussite serait celle de notre ville qui a bien besoin de reprendre pied et de renouer avec l’avenir, l’espoir.

J’ai toujours considéré que l’une des conditions pour être candidat dans une élection était d’être légitime. J’ai douté l’être, à plusieurs reprises. On peut avoir les meilleures intentions, on est quand même assailli par le doute. Désormais je ne doute plus. Après ces mois passés dans les rues au contact des Montpelliérains et après les résultats des élections, je puis dire que j’ai été un candidat légitime. Ce constat m’incite à garder le contact avec la population montpelliéraine, à me tenir à sa disposition et à rester présent dans la vie politique locale.

Je voudrais pour finir remercier du fond du cœur tous ces Montpelliérains et Montpelliéraines qui ont pris le temps de me parler, de m’écouter,qui me demandaient des autographes, qui se sont photographiés avec moitous ceux et celles qui sont venu voter, qu’importe leur bulletin, comme ceux et celles qui n’ont pu le faire.