• MUNICIPALES DE MONTPELLIER 2020

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Discours de candidature

Mesdames et Messieurs, Chers amis,

Je vous remercie d’être avec nous aujourd’hui.

Je m’adresse à vous ce jour avec humilité. Avec le sentiment d’entamer un défi personnel bien sûr. Mais, bien plus, avec l’idée d’ouvrir une nouvelle page pour Montpellier.

Je m’adresse à vous pour dire que je suis candidat à la mairie de Montpellier.

En liant mon destin à celui de cette ville à laquelle je dois tant. Et à qui je veux rendre ce qu’elle m’a donné : la capacité à m’élever au-dessus de ma condition, la capacité à construire un destin, la capacité à devenir plus que ce que je devais être.

Vous le savez, je ne devrais pas être ici. Je ne devrais pas vouloir devenir maire de Montpellier. Je ne devrais pas avoir eu cette idée. Je ne devrais pas être Montpelliérain depuis 45 ans.
Je ne devrais même pas être Français, passionnément français, attaché aux terroirs, attaché aux quartiers, attaché à tout ce qui fait le quotidien de notre ville, son parfum, son rugby, ses toits, ses coups de gueule, son identité.

Tout cela fait partie de moi. Moi qui suis venu d’ailleurs. De loin. De Syrie. De cet endroit que l’on appelle « l’ile » en arabe, la Djezireh, entre le Tigre et l’Euphrate, dans le berceau de l’humanité. J’y suis né d’un drame. J’y ai vécu comme un paria. J’ai cru à l’école, au savoir, à l’éducation. Encore et encore.

Je me suis accroché. J’ai cru en ma bonne étoile, cette nedjma chère à un écrivain français et algérien, Kateb Yacine. Et j’ai eu mon bac. Et je suis venu en France.
Et là, ma vie a changé. J’ai appris la liberté. J’ai vu l’égalité des chances, des conditions, des parcours qui était donnée à ceux qui voulaient la saisir, cette égalité, belle et rebelle. J’ai goûté aux joies de la fraternité aussi. Parfois. Car l’accueil n’était pas toujours chaleureux. Ici.

Mais c’était toujours mieux que là-bas, d’où je venais. J’ai étudié. Et je suis parti travailler à l’étranger. Puis je suis revenu. Là exactement d’où j’étais parti. De Montpellier qui m’avait accueilli et ne m’a plus quitté.

J’ai investi dans une entreprise qui allait mal, très mal. J’ai sauvé des emplois. Et puis, à force de travail, dans la région, puis en France, puis en Europe puis aujourd’hui dans le monde, j’ai construit un Groupe de plus de 42 000 collaborateurs. Cette aventure est partie d’ici, de chez nous.
Je me suis impliqué dans le club de rugby. On m’a demandé de le sauver. Je l’ai fait. Aujourd’hui, le MHR est un grand club qui doit encore progresser pour devenir le meilleur club de rugby de France et d’Europe. Mais, on y arrivera, j’ai confiance et je suis optimiste.

Je n’ai qu’une seule méthode de travail : l’exigence. Qu’un seul objectif : la réussite. Qu’une seule valeur : l’humanité.

Je crois que chacun peut donner plus qu’il ne le croit. Et que c’est ainsi qu’il se découvre, se réalise, se dépasse. Et que nous sommes capables de créer une communauté de vie et de faire vivre notre humanité.

Alors, mon projet pour Montpellier est simple : je veux donner à Montpellier une nouvelle confiance en elle-même.

Belle, attractive, créatrice d’emplois et de richesses, intellectuelle, artistique. Forte des savoirs qu’elle produit et qu’elle transmet, de ses médecins, de ses juristes, de ses intellectuels, de ses agronomes, de ses savants.
Belle de son terroir, de la mer qui la frôle, des monts qui se devinent au loin.

Forte de son passé et de ses personnalités glorieuses, de Rondel, Lapeyronie, Cambacérès, Juliette Gréco en passant par Auguste Comte.

Je veux donner à Montpellier l’excellence pour qu’elle ne soit plus une surdouée qui a son avenir derrière elle mais le vrai cœur battant du sud de la France, ici et maintenant, avec Marseille d’un côté, Toulouse de l’autre, à égalité avec ces grandes métropoles régionales.
Montpellier n’est pas un projet d’avenir, Montpellier n’est pas une possibilité, Montpellier c’est le nouveau centre du grand Sud !

Et pour l’instant, force est de constater qu’il y a loin de la coupe aux lèvres. On a beaucoup promis, beaucoup glosé, beaucoup disserté.
Il y a eu du bon, avec François Delmas puis Georges Frêche et Hélène Mandroux et du moins bon, surtout récemment !

Mesdames, Messieurs,

Aujourd’hui le moment n’est pas venu de présenter en détail un programme précis. Il viendra en son temps.

Mais, je veux insister sur trois priorités majeures.

D’abord, cela ne vous surprendra pas, l’économie et l’emploi. Montpellier a besoin d’être redynamisée, avec de nouveaux secteurs porteurs, avec de nouveaux axes d’excellence. Comptez sur moi, on va réussir de ce côté !

Mais, je veux faire le lien entre l’économique et le social : parce que la meilleure façon de combattre l’exclusion, la pauvreté, la précarité, c’est de créer les conditions pour que tous puissent avoir un emploi. C’est une évidence.

C’est pourquoi je voudrai m’attarder sur cette question sociale : elle sera au cœur de mon mandat. La situation de la ville est paradoxale : elle attire des cadres la journée mais la plupart d’entre eux vivent à l’extérieur. Moi, je travaillerai pour ceux qui vivent à Montpellier, de toutes conditions. En voulant trouver une solution pour chacun.

Vous savez je sais d’où je viens. Je n’ai pas oublié. Je me battrai pour ceux qui ont des difficultés, les jeunes précaires, les aînés isolés, les mères seules, les travailleurs pauvres. On peut trouver des solutions pour tout le monde.

Deuxième axe : la qualité de vie. La qualité de vie, c’est la cantine des enfants, l’air que l’on respire, la sécurité du centre-ville, les transports faciles, l’écologie partout.

Notre pays a engagé une transformation majeure en matière de développement durable, de ville durable.

Je veux que Montpellier invente le « bien vivre durable ». Nous serons un laboratoire, nous donnerons l’exemple. Nous avons tout pour réussir : les centres de recherche, un environnement extraordinaire… et la nécessité de réussir parce que nous sommes aujourd’hui loin du compte !

Troisième axe enfin, la gouvernance. La ville doit travailler de concert avec la métropole, avec le département, avec la région et au-delà. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’aujourd’hui l’harmonie n’existe pas. Le maire ne peut réussir sans la métropole.

Mais, la gouvernance, c’est aussi l’harmonie du conseil municipal : je ne serai pas l’homme qui dressera les uns contre les autres.

Je serai par contre très prudent en matière de dépenses : les budgets de la ville et de la métropole confondus représentent plus de huit milliards d’euros pour les six ans de mandat.
Ils seront méthodiquement analysés pour dégager des économies et investir mieux. Avec cet argent bien utilisé, on pourra améliorer la vie des Montpelliérains.

Être MAIRE, c’est mon nouveau défi.

Je veux être un maire qui rend possible, qui tire vers le haut, qui est concerné par tout et par tous: si un étudiant n’a pas sa bourse, c’est notre capacité d’élévation intellectuelle qui est en danger. Si un sans logis dort dehors, c’est notre conception de la solidarité qui est mise en danger.
Si les finances de la ville explosent, c’est notre capacité à accueillir nos enfants dans les crèches, c’est notre possibilité de construire un système de mobilité, qui est entravée. Si le chômage s’installe, c’est la désespérance qui nous saisit.

Avec mon vécu, mon expérience, je veux être le maire qui permet à tous de réussir.

Enfin, je voudrais pour finir vous dire un mot de politique.

Paul Valéry disait avec un peu de dureté : « La politique, c’est l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde. » Je veux demain que les Montpelliérains puissent se mêler de ce qui les regarde car c’est ainsi que l’on améliorera leur vie. Par un dialogue constant mais sans démagogie entre la mairie et les habitants.

Moi, je prendrai le meilleur de la gauche. Et le meilleur de la droite. Dans mon équipe. Pour mes idées. Mon seul guide, ce sera l’efficacité.

Et je ne veux pas d’une ville divisée, où les proches du maire combattent les ennemis du maire, où les uns médisent des autres, où les décisions sont prises en fonction des liens personnels.
Avec moi, ce sera simple, je choisirai les plus compétents.

Chers habitants de Montpellier,

Aujourd’hui, avec notre énergie, avec notre sens de l’urgence, avec notre passion, avec notre espérance, avec notre confiance, je vous le dis simplement, nous gagnerons les municipales 2020 pour le meilleur de notre ville, Montpellier.

Merci !